L’humanisme et la
RenaissanceDès
1450, le théâtre, avec la traduction et l’adaptation des comédies latines, devient un élément essentiel du divertissement de cour. À Venise, Florence, Sienne et Rome s’illustrent
l’Arioste (
1474-
1533), Bernardo Dovizi dit Bibiena ou encore
Machiavel (
1469-
1527) qui écrit également pour le théâtre Mandragore et l’Archidiable Belphégor.
L’Arétin, à Venise, use du nouveau moyen de l’imprimerie pour diffuser ses nouvelles. Ses Ragionamenti et sa Correspondance sont de précieux témoignage de la société et des mœurs de l’époque.Le dynamisme
culturel et artistique conduit
Giorgio Vasari (
1511-
1574) à publier en
1550 son manuel critique « les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes italien » D’autre part, le théâtre italien populaire rend célèbre les personnages de la commedia dell’arte dans toute l’Europe.À partir du milieu du
XVIe siècle, la tâche des artistes devient d’exalter la vivacité du
catholicisme contre l’austérité du
protestantisme. Avec l’ouverture du
concile de Trente (
1545-
1563), l’
Italie devient le foyer de la
Contre-Réforme. L’Inquisition romaine poursuit et persécute les suspects d’hérésie, entraînant l’émigration de l’élite cultivée acquise aux thèses d’
Érasme et à la
Réforme. L’
imprimerie est mise sous la tutelle du Saint-Office et la première liste de livres mis à l’Index paraît en
1557.
Le Tasse (
1544-
1595) influencé par les classiques (
Homère,
Virgile…) et par les moderne (
Dante et
Pétrarque) décrit l’épopée de la première croisade dans son ouvrage « Jérusalem délivrée » publié en
1580. En
1593, il propose une autre version « la Jérusalem conquise » beaucoup plus sobre dans le style de la poésie baroque.Le dominicain
Giordano Bruno quant à lui s’affirme ouvertement panthéiste et partisan de la théorie de Copernic. Sa comédie « le Chandelier » (
1582) est une violente satire de l’obscurantisme. Condamné à l’errance et à la persécution, il est finalement brûlé vif à Rome.De son côté,
Galilée inaugure le genre de la littérature scientifique par une prose précise et rationnelle dans ses ouvrages scientifiques : l’Essayeur (
1623) et
Dialogue sur les deux grands systèmes du monde (
1632). Il est cependant contraint à l'abjuration publique de ses thèses sur l'
héliocentrisme.